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« La mort, c’est l’élargissement dans l’infini », nous devançait Victor Hugo, cet infini qui nous est mystère et que seul Dieu, par son Fils, nous révéla comme passage d’une vie à une autre.

 

            Monsieur Alexandre Vivas était un salésien coadjuteur d’origine espagnole (catalan) et missionnaire au Congo (Lubumbashi) depuis le 25 décembre 1979 pour y mourir en septembre 2018. Il est né le 6 juillet 1924, à 50 km de Barcelone (Espagne). Il est mort à 94 ans, un record dans cette province. Depuis sa présence au Congo à l’âge de 55 ans, il a travaillé successivement à la Cité de jeunes (1979-1980), à la Ruashi-Maison des jeunes (1980-1984), à Kansebula (1984-1991), à Sakania (1991-1994), à la Maison Bakanja-Magone (1994-1997), à la Ferme Jacaranda (1997-2010) et à la Maison de repos du Carrefour (2010-2018) où il est mort ce mardi 4 Septembre 2018. Dans ces différentes maisons et communautés, il a travaillé dans les ateliers, économe, responsable des fermes, des jardins, enseignant, il s’occupait également de l’infirmerie.

            « Tant que dure ta jeunesse, acquiers des choses qui ensuite te consoleront du dommage de ta vieillesse », disait Léonardo De Vinci. Ce sont ces choses qui nous feront connaître encore pour longtemps ce vieillard qui s’en va au repos éternel : la musique, le dessin et bricolage, le théâtre,  le travail manuel et beaucoup d’autres activités entreprises par « l’homme à l’accordéon ».

            Serviteur bon et fidèle, entre dans la joie de ton maître, pouvons-nous reprendre ces belles paroles adressées à Monsieur Vivas dans la préface du livre co-écrit par les Pères Marcel Verhulst et Antoine Kabengele en 2014, à l’occasion de ses quatre-vingts dix ans: « Alexandre Vivas, récit de vie. Salésien-coadjuteur ».

            Par sa vie, le frère Alexandre est resté assidu et organisé en dépit du poids de l’âge, spécialement la colonne vertébrale qui l’anéantit durant ces huit dernières années. Il n’a cessé de présenter à ses visiteurs les derniers dessins qu’il réalisait et d’offrir, par occasion, de bouquets de fleurs à d’autres. Son sens de travail organisé et sa participation régulière à des activités spirituelles seront pour nous des éléments à observer. Il vieillissait et ne cessait de fructifier dans sa longévité sur cette terre où nous sommes pèlerins. Sa musique manquera beaucoup de ceux qui ont vécu avec lui, jeunes et confrères.

Adieu Vivas ! Repose en paix auprès de tous les saints !

KAMBALENGA Martin sdb

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