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Adieu Monsieur Alejandro VIVAS SOLA!

           

Mort ce mardi 4 septembre 2018 à la Polyclinique Afya Don Bosco où il a vécu depuis 2010, c’est ce vendredi 7 septembre de l’année précitée que notre confrère a été mis en terre au cimetière historique de la Kafubu non loin de Michel Van Heusden alias Fally Ipupa et André Diur, les deux autres confrères salésiens qui nous ont précédés en 2016.

            Avant son inhumation, la Messe de requiem de Monsieur Vivas a eu lieu dans la chapelle Regina Mundi du Collège Imara. Commencée à 11h 00’, le supérieur Provincial, le Père Albert Kitungwa a présidé cette Eucharistie à laquelle plus de 20 prêtres et 5 diacres, tous salésiens de Don Bosco ont concélébré et servi.

            Dans son homélie dont l’exorde faisait l’éloge de ce vaillant missionnaire, le père provincial des salésiens de Don Bosco de l’Afrique Centrale a mentionné les différentes qualités que regorgeait le défunt Vivas. Il a épinglé, entre autres, son sens d’égayer les confrères et les jeunes lors des soirées et fêtes, son amour du travail et son obéissance à travers les différentes nominations reçues joyeusement. Dans la suite, la péricope des dix vierges dont l’Evangile choisi pour la circonstance faisait mention, interpellait les différents membres de la famille salésienne et les autres religieuses et religieux, les collaborateurs, amis et connaissances venus en masse accompagner  l’aîné de l’AFC. Vivas a fait sa part, à nous de faire la nôtre.

            Avant la cérémonie d’Adieu conduite par le célébrant, le Père Prosper Paluku, directeur du Theologicum Saint François de Sales, a pris place à l’ambon pour donner succinctement la biographie de Monsieur Vivas que nous vous retraçons in fine de cette retransmission. A l’unisson, les Salésiens et Salésiennes présents dans l’assemblée ont repris en un chœur la Prière du salésien à Marie Auxiliatrice dans le but de confier leur frère sous l’intercession de la Madona qui guida Don Bosco et qui continue à le faire pour sa progéniture.

            La Messe terminée, le cortège funèbre avec le corbillard blanchement peint et dont la musique appropriée arrosait le convoi, a pris la direction de la Kafubu où Monsieur Vivas a été conduit à sa demeure éternelle, loin de son Espagne natal, loin de ses frères et sœurs biologiques mais proche des salésiens et salésiennes qui s’y reposent depuis des années.

Chers confrères, chers jeunes, frères et sœurs, ne demandons pas à Monsieur Alejandro Vivas Sola : « Quo vadis ? » (Où vas-tu ?), cependant, préparons-nous à le rejoindre un jour dignement.

Adieu Monsieur Alejandro Vivas et que la terre te soit douce !

Martin Cléophas KAMBALENGA, sdb.

Brève Biographie de Monsieur Alejandro VIVAS SOLA

Né le 6 juillet 1924 à Castella de la Costa, à 50 km de Barcelone, au nord de la catalogne de Joseph VIVAS MADRENYS (son père) et de Francesca SOLA JOVER (sa mère) dans une famille de 4 garçons dont un seul est père de famille, 3 consacrés dont un prêtre séculier (salésien au départ) et deux salésiens (Alexandre Vivas, coadjuteur et Josep Maria, prêtre).

Après ses études, il entra dans la congrégation et fit le noviciat à San Vicente dels Horts (1941-1942) avec ses 29 compagnons dont 16 clercs et 14 coadjuteurs. A l’issue de cette année canonique, il travailla successivement à Sarrià (1942-1943) dans l’atelier de mécanique, à l’école professionnelle de Pamplona (1943-1952) où s’occupa aussi de la fanfare en dehors de la mécanique, à l’école saint François Xavier d’Imenasa (1952-1959) où joua aussi au théâtre avec la troupe de jeunes, à l’aspirandat La Almunia de Dona Godina (1959-1963), ensuite, A Zaragoza (1963-1970), à Ibi (Alicante) et Alcoy (1970-1979) où s’acheva sa série espagnole avant sa vie missionnaire au Congo.

Avant son arrivée au Congo, Monsieur Vivas passa par l’Italie, à Turin, où il suivit les cours sur la  mission et reçut des mains d’un évêque espagnol sa croix missionnaire en compagnie de frère Honorato Alonso, un autre candidat missionnaire (actuellement à Goma).

La première maison dans la série de sa mission au Congo est la Cité des jeunes (1979-1980) où il travailla à l’atelier de soudure avec le Père Michel Zwaenepoel ; il se rendit dans sa deuxième communauté de Ruashi, à la Maison des jeunes entre 1980-1984. Les quatre petits ateliers qui naissaient furent sous sa gestion. De 1984 à 1991, sept ans durant, il œuvra dans la maison de formation de saint Jean Bosco Kansebula en s’occupant de la ferme et du jardin. Monsieur Vivas sera envoyé à Sakania de 1991 à 1994 pour s’occuper du poulailler, du jardin et du moulin tout en ayant un œil sur l’économat. De retour à Lubumbashi dans la maison de Bakanja-Magone entre 1994 et 1997 avec un rythme ralentit de sa vie, il donne l’arithmétique aux enfants et s’occupa aussi de l’élevage des lapins. L’avant dernière communauté qu’il a connue est celle de Jacaranda (1997-2010). Il y sera  en cette année parmi les pionniers. Sa marche devient de plus en plus difficile jusqu’à faire usage de la canne avant la chaise roulante à cause de l’usure de la hanche. Enfin, pour les soins réguliers, il sera transféré à Afya, maison de repos au Carrefour de 2010 jusqu’à sa mort. C’est ici qu’il abandonna son accordéon (2012) utilisé depuis 18 ans et continua à s’occuper valablement par le dessin, le bricolage, la prière et la lecture.

Bibliographie tirée du livre : Alexandre VIVAS, récit de vie. Salésien-coadjuteur, Lubumbashi, éditions Don Bosco 2014.

Que son âme repose en paix !

Martin Cléophas KAMBALENGA, sdb.

 

 

           

 

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