Neuvaine Immaculee Conception

Editorial

 
 

 

 


Chers frères (sœurs), 

Plus qu’une simple tradition, la dévotion à Marie est liée à notre charisme et à notre mission (Const.8).  Notre Saint fondateur ne cessait d’y inviter ses fils. Les neuvaines dont celle à l’Immaculée Conception que nous avons la joie de présenter, rythment la vie de nos années pastorales et leurs fruits jalonnent notre marche vers le Christ. La présente neuvaine n’est donc pas extraordinaire, même si, à chaque pas que nous faisons vers la Madone, notre vie se ravive et s’élève davantage vers son Fils. Faire une neuvaine à l’Immaculée Conception est un bel exercice de piété qui nous fait penser à notre pureté qui demeure un vœu-pieux tandis que la Vierge toujours pure, fort de son état immaculé voulu par le Père, attire vers elle ses enfants par l’élan missionnaire.

En cette année de la mission qui est une dimension importante de notre vocation, quoi de plus noble que de nous tourner vers la Femme qui est la première missionnaire ? Confiants en son amour maternel, voici une neuvaine lui dédiée par les ouvriers qui, œuvrant dans la vigne de son Fils, veulent bien lui confier la vie d’une congrégation dont elle connait le secret de la fondation, ainsi que leur province et la vie des différentes communautés qui la constituent. Au niveau personnel, cette neuvaine permettra à l’âme en prière de se disposer à l’Epoux par le biais de sa tendre Mère. 

Ainsi, dans la logique du thème de  l’Etrenne que le Recteur Majeur nous propose, celui de « Former des bons et d’honnêtes citoyennes », confions nos destinataires au Christ et demandons-lui de faire de notre apostolat une aventure missionnaire aussi bien pour nous que pour ceux à qui nous sommes envoyés. Confions-nous aussi au cœur immaculé de Marie afin que nous vivions le profil du salésien qu’il faut pour les jeunes d’aujourd’hui.

Bonne dévotion !

Commission liturgique provinciale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Déroulement 

Dans les communautés Religieuses

Angélus

Hymne ou Chant à Marie

Salutation du célébrant

Psaumes

Parole de Dieu

Méditation

Magnificat

Intercession

Notre Père

Oraison 

Chant final

Dans les écoles et internats

Salutation du célébrant

Hymne ou Chant à Marie

Notre Père + trois Ave Maria

Parole de Dieu

Méditation

Intentions (selon chaque œuvre)

Notre Père

Oraison 

Chant final

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Premier Jour :

Thème : Marie, «Étoile de l’évangélisation» et «Première missionnaire »

Angélus

Hymne ou Chant à Marie

Salutation du célébrant

Psaumes

Parole de Dieu Lc 1, 39-45

En ces jours-là, Marie partit et se rendit en hâte vers la région montagneuse, dans une ville de Juda. Elle entra chez Zacharie et salua Elisabeth. Et il advint, dès qu’Elisabeth eu entendu la salutation de Marie, que l’enfant tressaillit dans son sein et Elisabeth fut remplie d’Esprit Saint. Alors elle poussa un grand cri et dit : « Bénie es-tu entre les femmes, et béni le fruit de ton sein ! Et comment m’est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ? Car, vois-tu, dès l’instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en mon sein. Oui, bienheureuse celle qui a cru en l’accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur ! »

Méditation

Chers frères et sœurs,

Le thème sur lequel nous désirons attirer l’attention est justement celui de Marie, comprise comme « étoile de l’Evangélisation » et « première missionnaire ». 

Quand on parle de Marie comme Etoile de l’Evangélisation, on fait allusion à un qualificatif donné à la Sainte Vierge Marie par le pape Paul VI, dans son exhortation apostolique Evangelii Nuntiandi du 8 décembre 1975 au numéro 82 que nous citons intégralement : 

« Au matin de la Pentecôte, Marie a présidé dans la prière au début de l’évangélisation sous l’action de l’Esprit Saint : qu’elle soit l’Etoile de l’évangélisation toujours renouvelée que l’Eglise, docile au mandat de son Seigneur, doit promouvoir et accomplir, surtout en ces temps à la fois difficiles et pleins d’espoir ! » Marie est ainsi qualifiée d’étoile de l’évangélisation parce qu’elle a porté la Parole, le Verbe de Dieu fait chair, non pas à un peuple privilégier, mais plutôt au monde entier.   

En méditant la péricope de la visitation de Marie à sa cousine Elisabeth, nous voyons comment Marie porte en elle une mission. Cette visite constitue simplement la première marche Missionnaire : « En ces jours-là, Marie partit et se rendit en hâte vers la région montagneuse, dans la ville de Juda » (Luc 1, 39). Par cette démarche, elle nous montre le modèle du missionnaire qui n’est autre qu’apporter le Christ aux autres.  

Tout baptisé est appelé à vivre en état de mission portant le Christ Jésus dans son cœur et en témoignant par son exemple et par sa parole. Nous pouvons qualifier Marie de première missionnaire parce qu’elle a été la mère du premier et du plus grand évangélisateur qui n’est autre que Jésus Christ : l’Envoyé du Père (Cf. Jean Paul II, message pour la Journée mondiale des missions, 22 mai 1988).

Au lieu de se concentrer sur elle-même, Marie veut apporter l’amour et la joie de sa vocation de Mère du sauveur aux autres. Marie commence formellement son évangélisation au moment où elle prononce : « Je suis la servante du Seigneur ; qu’il m’advienne selon ta parole ! » (Lc 1, 38). Elle quitte sa maison et devient le premier apôtre du Royaume. 

« Et comment m’est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ? » (Lc 1, 43)

Chers frères et sœurs, 

Le chrétien est appelé à se mettre en voyage avec Marie sur les routes de l’amour, rejoignant Elisabeth qui incarnent les sœurs et les frères du monde avec qui établir un lien de foi et de louange. Toute évangélisation qui est authentique, est ordonnée au salut des hommes.  

Comme Mère de la divine grâce, Marie ne cesse d’accompagner les missionnaires dans chacun de leurs efforts. Aussi, comme Mère de l’Eglise, elle préside toutes les activités d’évangélisation et d’enracinement de l’Evangile au cœur des fidèles. A son école, tous les fils et filles de l’Eglise apprennent l’esprit missionnaire qui doit animer leur vie chrétienne et leur zèle apostolique (Cf. Jean Paul II, message pour la Journée mondiale des missions, 22 mai 1988). 

Chers frères et sœurs, 

Si les vents de la tentation s’élèvent contre nous, si nous sommes poussés sur les écueils des tribulations, regardons l’étoile, et invoquons Marie. Dans les dangers, dans les angoisses, dans la tristesse de nos engagements missionnaires, pensons à Marie. Si nous sommes assaillis par les flots de l’orgueil, les flots de la médisance, les flots de l’envie, regardons l’Etoile, appelons Marie.

« Oui, bienheureuse celle qui a cru en l’accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur ! » (Lc 1, 45) 

Chers frères et sœurs, que Marie ne s’éloigne pas de nos lèvres, qu’elle ne s’éloigne pas de nos cœurs ; et pour obtenir l’appui de sa prière, ne cessons pas d’imiter l’exemple de sa vie. En la suivant, nous ne nous égarons point ; en la priant, nous ne désespérons point ; en pensant à elle, nous ne nous trompons point.

Magnificat

Intercession

Notre Père

Oraison

Seigneur Jésus, accorde-nous le même élan missionnaire qu’avait Marie afin que nous annoncions ton Evangile à ceux qui ne le connaissent pas encore. Toi qui vis et règne avec le Père dans l’unité du Saint Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen !

Chant final

Deuxième Jour :

Thème : Marie, Messagère de la Bonne Nouvelle

Angélus

Hymne ou Chant à Marie

Salutation du célébrant

Psaumes

Parole de Dieu Lc 1, 26-33

Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, du non de Nazareth, à une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David ; et le non de la vierge était Marie. Il entra et lui dit : « Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi ». A cette parole elle fut toute troublée, et elle se demandait ce que signifiait cette salutation. Et l’ange lui dit : « Sois sans crainte Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu l’appelleras du nom de Jésus. Il sera grand, et sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père ; il règnera sur la maison de Jacob pour les siècles et son règne n’aura pas de fin ».

Méditation

Chers frères et sœurs, en ce deuxième jour de notre neuvaine à Marie Immaculée Conception, la commission liturgique provinciale nous propose de méditer sur le thème: Marie, messagère de la Bonne Nouvelle.

L’évangéliste Luc dans son chapitre 1, 39-45 ; nous montre comment Marie est la première qui annonça aux autres la Bonne Nouvelle de la venue du Royaume de Dieu en Jésus. En rendant visite à Élisabeth, elle se révèle être la première évangélisatrice de l’histoire, la première messagère du Christ. Implicitement et explicitement lors de son service à sa cousine Elisabeth, dans le couple de Zacharie, et en y apportant le Christ, Marie a évangélisé sa famille élargie.

En effet, la rencontre entre Marie et sa cousine Élisabeth a ainsi été le premier événement ecclésial. Cette première rencontre a eu lieu dans un climat de fête et de joie devant la miséricorde et la fidélité du Dieu de l’Alliance. Ainsi, par sa pureté du corps et d’âme, l’Esprit Saint a fait d’elle un instrument privilégié pour annoncer la Bonne Nouvelle ; et à travers son FIAT, elle est devenue la première messagère de l’Evangile incarné. Dès l’Incarnation jusqu’à nos jours, l’Esprit Saint continue à agir en Marie tel que nous pouvons le voir tout au long de l’histoire de l’Eglise.

Elle est la femme de foi, elle vit et marche dans la foi en Dieu, et son pèlerinage de foi exceptionnel représente une référence constante pour l’Église. Elle s’est laissé conduire par l’Esprit dans un itinéraire de foi vers un destin de service et de fécondité. Elle contemple le mystère de Dieu dans le monde, dans l’histoire et dans la vie quotidienne de chacun de nous et de tous. Elle est aussi bien la femme orante et laborieuse à Nazareth, celle qui part de son village pour aider les autres en hâte. Envoyée par l’Esprit vers Elisabeth sa parente, confiée aux apôtres par Jésus en croix, comme mère, présente au cénacle au milieu des apôtres, Marie a vécu de façon directe son témoignage de foi, de la Bonne Nouvelle qu’elle annonçait. 

Chers frères et sœurs, prions pour tous les messagers de la Bonne Nouvelle : le Pape, les évêques, les prêtres, les diacres, les religieux et religieuses, les catéchistes et tous les baptisés, par l’intercession de la vierge Marie Immaculée, qu’ils soient des vrais témoins de l’annonce de l’Evangile dans le monde d’aujourd’hui envahit par le sécularisme dans de nombreux pays. Amen ! 

Magnificat

Intercession

Notre Père

Oraison

Seigneur, accorde-nous le courage et la force de continuer à annoncer la Bonne Nouvelle du salut d’une manière infatigable et avec lucidité à l’exemple de  la Vierge Marie Immaculée. Toi qui règne avec le Père et le Saint Esprit, maintenant et pour les siècles de siècles. Amen !  

Chant final

Troisième Jour :

Thème : Marie, notre Dame de l’apostolat 

Angélus

Hymne ou Chant à Marie

Salutation du célébrant

Psaumes

Parole de Dieu Lc 1, 39-46.56

En ces jours-là, Marie partit et se rendit en hâte vers la région montagneuse, dans une ville de Juda. Elle entra chez Zacharie et salua Elisabeth. Et il advint, dès qu’Elisabeth eu entendu la salutation de Marie, que l’enfant tressaillit dans son sein et Elisabeth fut remplie d’Esprit Saint. Alors elle poussa un grand cri et dit : « Bénie es-tu entre les femmes, et béni le fruit de ton sein ! Et comment m’est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ? Car, vois-tu, dès l’instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en mon sein. Oui, bienheureuse celle qui a cru en l’accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur ! » Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon sauveur », … Mairie demeura avec elle environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.

Méditation

Toute dévotion mariale doit nous renvoyer à notre appartenance à l’Eglise et surtout à notre vie chrétienne au quotidien. Appartenir à l’Eglise, c’est accomplir avec elle sa triple mission : annoncer l’Evangile ; célébrer Dieu et servir les pauvres.

Le récit de la visitation que nous venons d’entendre en est un exemple concret. Dans ce récit nous contemplons la Vierge Marie accomplissant étonnamment cette triple mission : 1. Elle annonce la Bonne Nouvelle. C’est le sens de sa visite chez Elisabeth qui s’écrit : « Et comment m’est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ? ». Cette Bonne Nouvelle est accueillie avec joie. La joie d’Elisabeth, la joie mystérieuse de Jean le Baptiste dans le sein de sa mère. 2. Marie rend grâce à Dieu : « Mon âme exalte le Seigneur. La neuvaine nous permet de reconnaitre et de célébrer les bienfaits de Dieu. 3. Marie se met au service. Discrètement saint Luc nous dit : « Marie demeura avec elle environs trois mois ». Dans ce sens, nous pouvons dire que Marie est la première des apôtres, et modèle de tout apostolat.

C’est en contemplant Marie, qu’on découvre en vérité quelle est la mission de l’Eglise et de quelle manière nous devons l’accomplir. Dans la constitution dogmatique sur l’Eglise, les pères conciliaires affirment au numéro 65 : « C'est pourquoi, dans l'exercice de son apostolat, l'Eglise regarde à juste titre vers celle qui engendra le Christ, conçu du Saint-Esprit et né de la Vierge précisément afin de naître et de grandir aussi par l'Eglise dans le cœur des fidèles. La Vierge a été par sa vie le modèle de cet amour maternel dont doivent être animés tous ceux qui, associés à la mission apostolique de l'Eglise, travaillent à la régénération des hommes. » Lors de son allocution du 26 novembre 1966, le Pape Paul VI rappelait comment la dévotion à Marie apprend à orienter vers le Christ et à cultiver la vie intérieure, conditions indispensables de tout apostolat mêlés aux préoccupations habituelles et quotidiennes de l’existence. Il ajoutait que cette dévotion doit nous inciter à être des généreux, d’humbles et ardents collaborateurs du Christ pour le salut des âmes.

Puisque l’apostolat est une âme qui donne et qui se donne, l’action de la Vierge Marie constitue pour chacun de nous une sublime école de vie, à laquelle nous devons nous former comme apôtres. Et ce que nous devons apprendre dans cette école mariale c’est : la disponibilité totale à Dieu ; la vie intérieure qui prépare et mûrit l’action ; le recours à la prière ; l’humilité et le dégagement de toute recherche de soi-même ; l’abnégation et le sacrifice qui achète les âmes ; la vraie obéissance et le don de soi. Certes, il ne suffit pas de voir en Marie uniquement l’inspiratrice des efforts apostoliques, elle en est aussi le soutien. 

Magnificat

Intercession

Notre Père

Oraison 

Dieu notre Père, nous te supplions, fais qu’à l’intercession de Marie, nous obtenions un bon zèle apostolique qui nous stimule à servir nos frères et sœurs avec un cœur sans partage. Par Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen

Chant final

Quatrième Jour :

Thème : Marie et l’éducation des jeunes (Mère de Jésus, notre éducatrice)

Angélus

Hymne ou Chant à Marie

Salutation du célébrant

Psaumes

Parole de Dieu Lc 2, 41-45

Ses parents se rendaient chaque année à Jérusalem pour la fête de la pâque. Et lorsqu’il eut douze ans, ils y montèrent, comme c’était la coutume pour la fête. Une fois les jours écoulés, alors qu’ils s’en retournaient, l’enfant Jésus resta à Jérusalem à l’issu de ses parents. L e croyant dans la caravane, ils firent une journée de chemin, puis ils se mirent à le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne l’ayant pas trouvé, ils revinrent, toujours à sa recherche, à Jérusalem.

Méditation

Chers frères et sœurs, au quatrième jour de notre neuvaine à l’Immaculée Conception, notre méditation se portera sur « Marie et l’éducation des jeunes, notre éducatrice ».  En effet Marie étant une mère, qui a offert la première éducation à Jésus, est aujourd’hui notre modèle dans l’éducation des jeunes. C’est dans ce sens que dans le rêve de neuf ans de Don-Bosco, Jésus a dû confier à la vierge Marie, modèle de tendresse pour l’éducation des jeunes. Eh bien, dans cette méditation, trois aspects retiendront notre attention : d’abord, Marie nous aide à grandir, en suite, elle nous aide à affronter la vie, enfin, elle nous aide à être libre, comme elle a réalisé cela avec Jésus.                            Une mère pense aussi à la santé de ses enfants en les éduquant à affronter les difficultés de la vie. Toutefois, on n’éduque pas, on ne prend pas soin de la santé en évitant des problèmes, pensant que la vie serait une autoroute sans obstacles. La mère aide les enfants à regarder avec réalisme les problèmes de la vie, à ne pas se perdre en eux, mais à les affronter avec courage, comme nous le voyons sur le chemin de la passion de son fils et jusqu’à la croix, elle nous encourage à ne pas être faibles, et à savoir les dépasser, dans un sain équilibre qu’une maman sent entre les lieux de la sécurité et les zones de risque. Une mère sait faire cela. Elle n’amène pas toujours son enfant sur la route de sécurité, car de cette façon l’enfant ne grandit pas, mais non plus, elle ne peut le laisser sur la route de risque, car c’est dangereux. Une vie sans défis n’existe pas. Un enfant qui ne sait pas les affronter n’évolue pas.

Une bonne mère non seulement accompagne ses enfants dans leur croissance, sans éviter les problèmes et les défis de la vie mais, elle mère aide aussi à prendre des décisions définitives, dans la liberté. La liberté nous est donnée afin que nous sachions faire les bons choix dans la vie. Marie, en bonne mère, nous éduque à être, comme elle, capables de faire des choix définitifs, en temps où règne la philosophie du provisoire. Marie nous aide à faire des choix définitifs avec cette pleine liberté, avec laquelle elle a dit « Oui » au plan de Dieu dans sa vie (Lc 1,38).               

Chers frères et sœurs, nous sommes appelés à encourager les jeunes à ne pas avoir peur des engagements définitifs, des engagements qui impliquent et concernent toute la vie. De cette façon leur vie sera féconde. Toute la vie de Marie est l’hymne à la vie, l’hymne d’amour à la vie : elle a enfanté Jésus dans la chair et a accompagné la naissance de l’Eglise sur le calvaire et au Cénacle. Marie est cette mère qui nous donne la santé pour grandir, la santé pour affronter et dépasser les problèmes, elle nous donne la santé pour nous rendre libres en vue des choix définitifs. C’est elle, la maman qui nous enseigne à être féconds, à être ouvert à la vie et à être féconds de bien, de joie et d’espérance, à ne jamais perdre l’espérance, à donner sa vie aux autres, la vie physique et spirituelle.                                                                            

La Sainte Vierge Marie joue un rôle capital dans l’évolution de la vie spirituelle de ses enfants. Mère  du Christ, la bienheureuse vierge Marie veut faire jaillir dans les membres du Christ la vie divine. Elle illumine l’âme et la détermine à sauvegarder cette vie et à l’accroitre. Elle l’oriente et l’engage sur la route du service qui engendre le bonheur. Elle couvre de sa protection toutes les âmes engagées dans la lutte contre le mal.  Bien chers frères et sœurs, nous, en tant qu’éducateurs des jeunes, nous sommes appelés à susciter aux jeunes cette pleine confiance à Marie, une confiance qui incite les jeunes à lui présenter leurs problèmes, leurs faiblesses, leurs peines et leurs peurs. C’est à nous que revient cette responsabilité de montrer aux jeunes la figure de Marie comme notre éducatrice par le témoignage de la vie. Les jeunes d’aujourd’hui ressentent l’immense besoin d’une foi vivante. Nous sommes invités à leur montrer comment la vierge Marie s’insère profondément dans la foi, et que son culte dans la vie chrétienne est une imprégnation obligée des valeurs spirituelles.    

Chers frères et sœurs, demandons à Jésus de nous remplir de son Esprit-Saint, pour découvrir en Marie, cette éducatrice qui nous aide pour bien grandir dans notre cheminement de foi. Amen.

Magnificat

Intercession

Notre Père

Oraison  

Saint Joseph, époux de Marie, vous avez mis tous vos soins à nourrir et à éduquer Jésus, cet Enfant que Dieu vous confiait. Enseignez-nous comment éduquer nos destinataires avec amour et douceur. Par Jésus le Christ notre Seigneur. Amen !

Chant final

 

 

Cinquième Jour :

Thème : Marie, modèle de prière (Vierge priante au Cénacle)

Angélus

Hymne ou Chant à Marie

Salutation du célébrant

Psaumes

Parole de Dieu Ac 1, 12-14

Alors, du Mont des Oliviers, ils s’en retournèrent à Jérusalem ; la distance n’est pas grande : celle d’un chemin de sabbat. Rentrés en ville, ils montèrent à la chambre haute où ils se tenaient habituellement. C’était Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée et Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. Tous, d’un même cœur, était assidus à la prière avec quelques femmes, dont Marie mère de Jésus, et avec ses frères.

Méditation

Nous voici au cinquième jour de notre neuvaine à l’Immaculée Conception avec comme thème « Marie et la Pentecôte (Vierge priante au Cénacle) ». Cet extrait des Actes des Apôtres que nous venons d’entendre, nous présente Marie au Cénacle avec les apôtres dans l’attente de l’Esprit Saint. Elle est là avec les apôtres et forme avec eux la première communauté chrétienne. En méditant sur la vie de la Vierge Marie, la façon singulière par laquelle elle reçut l’Esprit Saint, nous éblouit ! Dès l’Incarnation, elle perçut d’une manière tellement unique l’action de l’Esprit Saint en elle ; ce qui fut encore  à la Pentecôte. Ceci pour dire que cette manifestation jette une lumière nouvelle sur l’action de l’Esprit en elle depuis le début de son existence, et confirme cette maternité que son Fils lui avait conférée sur la croix ; ces réalités qui firent d’elle Mère de l’Eglise. Ainsi, Marie exerce cette nouvelle maternité de gloire sur le groupe des disciples au Cénacle, uniquement par sa présence orante et suppliante.  

Notre méditation porte d’abord sur Marie modèle de prière pour tous les chrétiens, et enfin la compréhension de la pentecôte comme ‘parousie’.  

Il est mentionné dans les Actes des Apôtres que ces derniers, d’un même cœur  « persévéraient dans la prière, avec quelques femmes, dont Marie la Mère de Jésus, et avec ses frères » (1, 14). Par cette péricope nous comprenons qu’il s’agit de la présence priante de Marie dans l’Eglise naissante et dans l’Eglise de toujours, car lorsqu’elle fut élevée au Ciel, elle continua sa mission d’intercession et de Salut pour l’Eglise du Christ. Le Pape Paul VI dans son Exhortation apostolique Marialis Cultus stipule que, « Vierge priante, l’Eglise l’est aussi, elle qui chaque jour présente au Père les nécessités de ses fils, loue sans cesse le Seigneur et intercède pour le salut du monde entier ». Par cette exhortation chers confrères, nous sommes appelés à être des hommes de prières, des hommes qui portent des intentions des autres, ces autres qui sont nos frères et sœurs  qui vivent avec nous ou qui sont au loin.  

Enfin, la pentecôte. Comprise comme Parousie, elle a une double dimension : le déjà là et le pas encore. Le déjà là, parce que l’Esprit Saint est descendu sur les apôtres réunis avec Marie au Cénacle. Le pas  encore, par le fait que dans cette attente de l’Esprit Saint,  Marie ne pas passive, mais vigilante et priante comme ces dix vierges de l’Evangile qui attendaient le retour du Maître. Ainsi, nous pouvons dire en attendant le retour glorieux de Jésus Christ, que l’intercession de Marie aujourd’hui est tout orientée vers le Père, à qui elle demande l’envoi de l’Esprit, au nom de Jésus Christ. Elle ne cesse pas d’intercéder auprès du Père afin que l’Esprit soit donné aux hommes et qu’une nouvelle pentecôte se réalise dans le monde. Soyons donc vigilants et prêts à accueillir Jésus lorsqu’il viendra à la fin de temps. Chers frères et sœurs, au cours de neuvaine, demandons à Dieu par l’intercession de Marie Immaculée d’être et de demeurer des hommes de prières, authentiques missionnaires pour les jeunes surtout les plus pauvres et pour nous-mêmes afin de gagner pour tous, lors de la Parousie, une place dans le Royaume des Cieux. Amen !

Magnificat

Intercession

Notre Père

Oraison

Dieu Eternel et Tout-puissant, nous t’en supplions de nous accorder par l’intersession de la Vierge Marie modèle de la prière, d’imiter son exemple et de demeurer toujours dans la prière incessante dans notre marche vers ton Royaume. Amen !

Chant final

Sixième Jour :

Thème : Marie et le service du prochain

Angélus

Hymne ou Chant à Marie

Salutation du célébrant

Psaumes

Parole de Dieu Jn 2, 1-12

Le troisième jour, il y eut des noces à Cana de Galilée, et la mère de Jésus y était. Jésus aussi fut invité à ces noces, ainsi que ses disciples. Et ils n’avaient pas de vin, car le vin des noces était épuisé. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin ». Jésus lui dit : « Que me veux-tu, femme ? Mon heure n’est pas encore arrivée ». Sa mère dit aux servants: « Tout ce qu’il vous dira, faites-le »…

Méditation

Cher frères et sœurs, 

Nous voici au sixième jour de notre neuvaine à l’Immaculée conception dont la méditation sera centrée sur le thème : « Marie, au service du prochain ».

Dans le récit de noce de Cana, c’est Marie qui est nommée en premier par l’évangéliste : « Il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là ». C’est cette présence de Marie jouant un rôle majeur qui attire notre attention dans cette méditation axée sur deux points : qui est le prochain ? Et le service de Marie à ce prochain. 

Qui est le prochain ? D’emblée, parler du prochain nous renvoie automatiquement à penser à tout celui qui est à coté de nous, à une proximité spatiale. Dans la parabole du bon samaritain, Jésus nous montre le modèle idéal du prochain. Ainsi, le prochain n’est pas simplement de notre religion ou quelqu’un de notre race, rang social ou appartenance tribale mais, c’est toute personne qui a besoin de notre aide. Pour nous fils de Don Bosco, c’est tout confrère en difficulté, c’est tout jeune pauvre et abandonné qui a besoin de notre assistance.

Marie et le service du prochain.

Pour sauver l’humanité déchue, Dieu a revêtu la condition humaine en prenant Marie pour Mère. Ainsi, les mots « Je suis la servante du Seigneur expriment le fait que, dès le début de sa mission, Marie a accueilli et compris sa maternité comme un don total de soi, de sa personne au service salvifique de Dieu ». Ce service maternel de Marie dans l’économie de la grâce se continue sans interruption jusqu’à la consommation définitive de tous les élus.

C’est dans cette perspective que dès le mystère de l’Incarnation, la Vierge Marie a manifesté cette vertu de service. Cette disponibilité de rendre service dans la vie de Marie se laisse voir aussi lors de la visitation, et aujourd’hui nous venons de le lire dans le récit de noces de Cana. Le service de  Marie envers le prochain n’avait jamais été conditionné, ni sollicité pendant son séjour terrestre et dans le cours de siècles. Elle secourait et continue à secourir ceux qui sont dans les besoin. Aux noces de Cana, Marie ne s’intéresse pas au motif qui occasionne le manque de vin, mais c’est le manque lui-même qui l’intéresse et Marie veut le combler. Si nous manquons du vin de la foi, de l’Esperance, de la charité, de la joie parce que nous avons fait des erreurs, ne nous disons pas que nous ne pouvons rien espérer du ciel, Marie est attirée par nos manques, elle est là pour nous venir en aide, elle est là en plein service pour nous. Elle compatit à nos manques. Marie est là comme une Mère pleine d’attention et de discrétion pour rendre service au prochain. Voilà pourquoi un bon service rendu à un prochain doit d’abord viser son soulagement, sa libération, son épanouissement, sa réussite, son salut. Ne pas se tarder à des critiques infantiles, à des appréciations négatives, à des moqueries, à des expressions ironiques pour nos frères qui sont dans des difficultés. 

L’attitude de Marie aux noces de Cana prouve combien de fois elle avait confiance en Jésus, combien de fois elle reconnaissait Jésus comme prochain à elle ! Ainsi disait Pape François dans l’une de ses homélies : « ce n’est pas nous qui, selon nos critères, définissons qui est notre prochain et qui ne l’est pas, mais c’est la personne dans le besoin qui doit être capable de reconnaitre qui est son prochain, c’est-à-dire qui a exercé la miséricorde, la compassion, le service envers lui ». Recourons à Marie à l’image de tant de saints qui ont bénéficié de son service et à la fin de notre vie, nous dirons ensemble avec Don Bosco c’est elle qui a tout fait. Et le moyen par excellence que l’Eglise met à notre disposition pour bénéficier du service de Marie, c’est la prière du Rosaire. S’il vous arrive de manquer de foi, de joie, si vous avez un souci, si vous éprouvez un manque ou une difficulté, pensez à Marie. Demandons à Marie d’intercéder pour nous.

Que la Vierge Marie nous aide à comprendre et surtout à vivre toujours davantage le lien indissoluble qui existe entre le service pour Dieu notre Père et le service concret et généreux pour nos frères en difficulté, pour que ces derniers demeurent dans la joie des enfants de Dieu, une joie éternelle.

Magnificat

Intercession

Notre Père

Oraison

            Accorde nous Seigneur, par l’exemple de la Vierge Marie d’être disponible à ton service et celui de nos frères et sœurs. Par Jésus Christ notre Seigneur. Amen !

Chant final

Septième Jour :

Thème : Marie, signe d’espérance pour les hommes

Angélus

Hymne ou Chant à Marie

Salutation du célébrant

Psaumes

Parole de Dieu Lc 1,34-37

Marie dit alors à l’ange: « Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais pas d’homme ? » L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sur son ombre ; c’est pourquoi l’être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu’Elisabeth, ta parente, vient, elle aussi, de concevoir un fils dans sa vieillesse, et elle en est à son sixième mois, elle qu’on appelait la stérile ; car rien n’est impossible à Dieu ». 

Méditation

En ce septième jour de notre neuvaine à Marie Immaculée, nous sommes invités à méditer sur le thème proposé par la commission liturgique provinciale intitulé: « Marie, signe d’espérance pour les hommes ».

            Après la chute d’Adam et Eve due par l’orgueil qui est le refus de louer et de remercier Dieu, succèdent la promesse et l’espérance pour les hommes. « Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ton lignage et le sien. Il t’écrasera la tête et tu l’atteindras au talon » (Gn 3,15). Cette promesse s’introduit avec l’image de la femme humble et forte dans laquelle se manifestera l’image de Dieu : la femme de la promesse, parce que c’est son lignage qui vaincra le diable, et elle-même en sera victorieuse.

Ensuite, dans un moment de grandes tribulations, le prophète Isaïe exhorte le roi de Judée (Achaz) à demander un signe qui lui prouve la volonté de Dieu pour la libération de son peuple. Cependant, le roi refuse de demander le signe par manque de foi. Disons, qu’à travers ce prophète on découvre la promesse de Dieu par cet extrait : « C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici, la jeune femme est enceinte, elle va enfanter un fils et elle lui donnera le nom d’Emmanuel » (Is 7, 14)Sous le signe de la Vierge qui concevra un enfant, Isaïe offre une vision glorieuse du Rédempteur futur en disant : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière, sur les habitants du sombre pays, une lumière a resplendi. Tu as multiplié la nation, tu as fait croître sa joie… Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné, il a reçu le pouvoir sur ses épaules et on lui a donné ce nom : Conseiller-merveilleux, Dieu-fort, Père-éternel, Prince-de-Paix, pour que s’étende le pouvoir dans une paix sans fin » (Is 9, 1-2.5-6).

Certes, on peut penser que Marie Immaculée, guidée par l’Esprit, vivait parfaitement l’espérance et l’attente du peuple Israël et elle vivait dans la plénitude de cette espérance et aussi elle priait pour ce peuple. Marie est le modèle d’espérance de peuples qui attendent le Messi. Elle vivait intensément le charisme des vierges. Cette dernière est une personne qui attend le Seigneur, toujours prête et vigilante, Dieu l’a choisie et destinée à être Mère de son Fils. Par sa volonté et sa puissance « La bienheureuse Vierge Marie a été au premier instant dès sa conception, par une grâce et une faveur singulière du Dieu tout-puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel » (DS 2803). Ainsi que par la grâce de Dieu, Marie est restée pure de tout péché personnel tout au long de sa vie.

Magnificat

Intercession

Notre Père

Oraison

Accorde-nous Dieu très bon, par ton Fils bien aimé Jésus-Christ, la grâce d’espérance et d’humilité dans nos durs moments de la vie. Lui qui règne avec toi et le saint Esprit, maintenant et pour les siècles de siècles.

Amen !!!

Chant final

Huitième Jour :

Thème : Marie et la mission de réconciliation

Angélus

Hymne ou Chant à Marie

Salutation du célébrant

Psaumes

Parole de Dieu Jn 19, 26-27

Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton Fils ». Puis il dit au disciple : « Voici ta mère ». Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit chez lui.

Méditation

Pendant que l’humanité abandonne le Christ, seul sur la Croix ; Marie reste malgré tout. Elle est infiniment douloureuse et infiniment digne. Sa douleur ne peut cacher sa fierté d’accomplir jusqu’au bout, avec son Fils, l’œuvre du Père. Marie est celle qui ne craint pas d’être debout au pied de la Croix. Pour elle, être près de la croix de Jésus, c’est aimer Jésus et partager ce qu’il vit ; c’est recevoir de lui la force de dépasser la souffrance pour que cette dernière devienne offrande parfaite au Père. Au moment de son offrande ultime de soi-même au Père, le Christ reste présent aux besoins de ceux que le Père a approchés de lui. Son cœur rejoint avec plus de délicatesse les besoins du cœur de sa mère et ceux du disciple bien-aimé. Ce disciple, puisqu’il n’est pas nommé, peut représenter chacun de nous. Ce disciple, c’est moi qui, comme les autres disciples, ayant laissé Jésus seul au calvaire, je reviens pour partager un peu les sentiments de Marie pour son Fils Jésus. Ce disciple c’est donc moi, chaque fois que je vis une certaine intimité avec Dieu, en union avec Marie.

La mission de réconciliation de Marie, dans le récit que nous avons suivi, transparaît à travers les deux paroles de Jésus : « Femme, voici ton fils » ; fils « voici ta mère ». Par deux reprises, Jésus, à bout de forces, dit « voici ». Ses mains fixées à la croix ne peuvent montrer la personne qu’il désigne ; cependant, il tient à fixer l’attention du disciple bien-aimé sur Marie car elle devient réellement la mère de son cœur et de sa vie nouvelle. Marie restera une vraie mère spirituelle pour ce disciple et ce dernier sera un vrai fils spirituel pour Elle. Comme Abraham, le père des croyants ; Marie au calvaire, devient la Mère des croyants. Ainsi, nous sentant fils, bien-aimés de Marie, nous devons apprendre à vivre comme elle ; et apprendre à dire chaque jour, comme elle, « qu’il me soit fait selon ta parole ». Nous savoir ses fils, est la plus grande consolation de Marie. En prononçant les deux paroles, Jésus nous dévoile le secret de la maternité spirituelle de Marie ; maternité dans laquelle elle nous réconcilie avec Dieu.

« Et, depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui ».Ceci ne suppose pas un changement de domicile pour Marie. En ce moment ultime, plus jamais, Marie n’a pas besoin de changer de domicile, mais elle a besoin de reposer son cœur de mère dans un cœur de fils qui désire partager quelque chose de sa plénitude. Marie a donc besoin d’un cœur en qui elle puisse déverser les grâces qu’elle tire de son intimité avec son Fils Jésus. Et accueillir Marie chez nous, c’est accueillir Dieu lui-même, puisqu’en elle il a fait sa demeure. Mère de courage et d’obéissance, Marie est un exemple vers lequel tout chrétien peut et doit regarder. Puissions-nous toujours être de ceux-là qui ouvrent leur cœur à Marie.

Magnificat

Intercession

Notre Père

Oraison

Ô Dieu, Père de tous les hommes, tu nous demandes de porter l’amour là où les pauvres sont humiliés, la joie là où l’Eglise est abattue, la réconciliation là où les hommes sont divisés. Aide-nous, ensemble avec Marie de réconcilier le père avec son fils, la mère avec sa femme, le croyant avec celui qui ne peut croire. Par Jésus le Christ, notre Seigneur. Amen !

Chant final

Neuvième Jour :

Thème : Marie et le service de compassion pour le Corps du Christ

Angélus

Hymne ou Chant à Marie

Salutation du célébrant

Psaumes

Parole de Dieu Lc 2, 34-35

Syméon les bénit et dit à Marie, sa mère : « Vois ! cet enfant doit amener la chute et le relèvement d’un grand nombre en Israël ; il doit être un signe en butte à la contradiction, - et toi-même, une épée te transpercera l’âme !- afin que se relèvent les pensées intimes de bien des cœurs ».

Méditation

Bien chers frères (sœurs), En ce neuvième jour de notre neuvaine à l’Immaculée Conception, nous méditons sur le service et la compassion de Marie. Marie, une femme bénie entre toutes les femmes, elle est la servante du Seigneur. Cette faveur l’amène à se disposer pour les autres, se donner au service des autres. Elle est au service de son Maître, les yeux constamment fixés sur Lui pour devenir et accomplir ses moindres désirs. C’est là qu’il faut Le trouver, là dans la dépendance du prochain servi pour Dieu. 

La visitation de Notre-Dame fut d’abord l’office de charité, de service, envers une parente que son état empêchait de tenir sa maison. Bien avant que Jésus eût dit à ses apôtres «  je suis venu pour servir et non pour être servi », Marie, Mère de Jésus, le pratiquait par ses attentions maternelles dans l’étable de Bethléem ainsi qu’à Nazareth. Elle unit la contemplation de l’autre Marie et l’empressement de Marthe. Notre-Dame est agissante mais jamais agitée ; elle est toute entière aux choses du ménage, comme la femme forte du Livre des Proverbes, gracieuses et pleine de délicatesse. Entre Jésus et Marie s’établit un perpétuel échange de services. Quelle somme de service Marie dut rendre dès le moment où Jésus se rendit « aux affaires de son Père ». Jésus cependant suivait sa Mère par la pensée. N’était-elle pas là, présente à son esprit lorsqu’Il parla de la pièce cousue à un vieux vêtement ; de la femme qui met un peu de levure dans trois mesures de farine, de celle qui noud le grain ? Saint Paul disait aux philippiens : «  descendu du ciel pour nous sauver, le Fils de Dieu a pris une forme d’esclave ; il s’est fait le serviteur de tous, jusqu’à donner sa vie pour nous ». 

Cette faveur de Marie ne se limite pas seulement au service mais s’exprime aussi par la compassion. La croix ignominieuse qui anéantit la vie humaine de Jésus et qui était contradiction était un scandale, le tentateur sait exploiter les situations incompréhensibles, comme il avait fait en provoquant la fuite des apôtres et le reniement du généreux Pierre. Lorsque le clou traversa l’espace de desto, il blessa de la pire manière le nerf, la main, il en résulta une flambée de souffrance que rien n’aurait su dépasser. Marie, en communion avec son fils, la chair de sa chair, ressentait intuitivement ce paroxysme de douleurs. Et elle ne pouvait rien pour les soulager. Elle eût souhaité se substituer à la souffrance de son Fils. Et cela ne lui fut pas accordé.

            Sa part à lui était la passion, la part de Marie était la compassion. Elle souffrait des douleurs mêmes de son fils, en son suprême amour maternel pour le plus divin des Fils. Marie, dépassé par l’innombrable horreur, acceptait la volonté de Dieu à laquelle elle avait adhéré une fois pour toutes, inconditionnellement : (qu’il me soit fait selon ta parole). Elle assumait la communion de douleur dans une communion de foi, d’espérance et d’amour (avec la perfection d’amour propre à l’Immaculée pleine de grâce). Marie s’offrait en esprit, mourait en esprit, de la mort même de son fils. Il y eut donc une parfaite intégration de Marie aux souffrances du Christ. Ce qu’elle donnait ainsi ne put être qu’agrée et reçu comme une oblation sans tache. Certes, le Christ est, par lui-même, seul rédempteur, seul prêtre de sacrifice, que lui seul pouvait faire. Mais Marie y participait au titre du sacerdoce universel, comme les fidèles participent au sacrifice de la messe. C’est une participation pure. Le sacrifice fondateur devait être entièrement pur. Nulle scorie ou tache de péché n’y pouvait être mêlée. A ce titre, seule la participation de Marie pouvait y être intégrée, car, à la différence de disciple que Jésus aimait et des saintes femmes, elle était sans péché, immaculée, c’est un des titres de sa participation unique et privilégiée au sacrifice rédempteur. C’est une solidarité exceptionnelle avec le corps du Christ. De plus, comme mère, elle avait un lien particulier avec son fils et son corps immolé en sacrifice. C’est une appartenance profonde, intime, à laquelle la compassion profonde de Marie donne toute mesure. Chers frères et sœurs, Marie était totalement engagée dans l’œuvre du Christ. Elle y avait consenti inconditionnellement par son fiat. Elle avait donc sa place solidaire et intime jusque dans l’horreur du sacrifice de son Fils. Dieu n’a pas donné moins que tout. Il ne demande pas à Marie moins que tout. Marie est bien un prototype qui ouvre la voie aux rachetés ; mais unique par sa perfection exemptée de tout péché, c’est-à-dire de toute défaillance de l’amour. 

Méditons l'excès de son déplaisir, mais tâchons de l'imiter plutôt que de l'entendre ; et, à nous tellement le cœur de la passion de son Fils, pendant cette neuvaine où nous en célébrons le mystère, que l'abondance de cette douleur ferme à jamais la porte à la joie du monde.

Magnificat

Intercession

Notre Père

Oraison

Très Sainte Vierge Marie, Mère pleine de miséricorde et de tendresse. Que ton cœur immaculé et aimant sans mesure, guide nos pas vers ton Fils Jésus. Que nous découvrions au creux de ton Amour, le bonheur d’aimer et d’être aimés. Donne-nous le courage de voir les plaies de nos jeunes et la force de les soulager. Par Jésus ton Fils, notre seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le saint Esprit, maintenant et pour les siècles de siècles.  Amen !

Chant final

Commentaires
fidele21
fidele21 a posté
Le 28/11/2019 à 04h56.
Merci beaucoup ca va beaucoup aider
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