Uvira est une ville, une collectivité-chefferie et un territoire de la province du Sud-Kivu en République démocratique du Congo. Elle est le chef-lieu de la chefferie-collectivité du peuple Bavira, ayant pour chef coutumier Mwami Lenge III, en même temps le chef-lieu du territoire portant le même nom. Elle est parmi les 9 villes socio-économiques principales de la République Démocratique du Congo. La ville compte plus de 1 181 207 habitants. 

Localisation d'Uvira en République démocratique du Congo : Uvira est située au 03°26 S 29°08 E à l'extrémité nord du lac Tanganyika. Elle est constituée de 14 quartiers qui forment la cité d'Uvira. Elle a un port important, Kalundu, qui relie Uvira à la ville de Kalemie, au Nord de la province du Katanga et la ville de Kigoma en Tanzanie. La ville est à 120 km de Bukavu, la capitale du Sud-Kivu, 88 km de la ville de Baraka dans le territoire de Fizi et 26.5 km de la ville de Bujumbura, la capitale du Burundi, elle est considérée comme un prolongement de la ville de Bujumbura de par sa proximité avec cette dernière. À cause de sa situation géographique, Uvira est souvent la ville victime des guerres qui commencent par là et ayant tout détruit, tant les infrastructures que les tissus socio-économiques, et qu’il ne reste plus rien, particulièrement dans les petits centres et villages qui entourent Uvira à l'est de la République.Elle est le théâtre de nombreux troubles au cours de la Première et de la Deuxième guerre du Congo jusqu’ » en ce jour. Nous en registrons tant de guerres tribales qui laissent beaucoup d’enfants orphelins et adolescents abandonnés. Ces guerres favorisent beaucoup d’exodes et abandon des terres. Cela favorise aussi la faim des populations.

Les eaux de pluie de la nuit du jeudi 17 au vendredi 18 Avril 2020, se déchainant du haut des chaines de montagnes de Mitumba, ont causé des dégâts énormes. Les rivières Kanvimvira et Mulongwe archipleines et affolées, emportent sur leur passage les maisons, véhicules et autres infrastructures avant de se jeter dans le lac Tanganyika qui, à son tour, a augmenté son volume d’eau au point d’inonder les habitations jadis éloignées de près d’un km de distance par rapport au lac. Les survivants sont coincés et craignent le pire en pleine période pluvieuse. Certaines familles situées aux quartiers Mulongwe et Kasenga, estimées à 4500, après avoir tout perdu, craignent chaque soir la tombée de la nuit sur la petite cité en partie sinistrée. Parmi les cas de pertes en vie humaine, les enfants et les vieux sont les plus touchés ; près de 40 personnes ont perdu la vie. D’autres corps non retrouvés sont encore enfuis dans la boue.

Les familles restées sans abri se sont réfugiés momentanément dans les écoles primaires et églises de la place. Et comme le malheur ne vient pas seul, c’est à l’heure du confinement en cours et du danger imminent de propagation du Covid 19 que le désastre se produit. Et lorsque le déconfinement sera décrété, les sinistrés seront obligés de quitter les lieux provisoirement occupés (écoles et églises). Tel est le cas de la paroisse salésienne Bienheureuse Anuarite qui abrite désormais une centaine de personnes dans une promiscuité et des conditions d’hygiène désagréables : manque d’eau potable, insuffisance de toilettes, etc. Et dans ces conditions, le manger pose déjà problème ainsi que l’insatisfaction des besoins de première nécessité : soins de santé pour les malades, couvertures, vêtements, etc. Dans ce contexte, les maladies hydriques telles que le choléra sont à prévenir, les eaux des rivieras et du lac Tanganyika étant déjà polluées. L’on note que la ville d’Uvira est actuellement enclavée ses deux ponts qui l’encadrent à savoir celui ce Kalundu et celui de Sange ayant cédé lors de la catastrophe. La voie routière Bukavu-Uvira est impraticable pendant que la barrière entre Uvira et le Burundi reste fermée jusqu’au déconfinement, ce qui aggrave la pénurie alimentaire.

En définitive, le peuple de Dieu de notre Paroisse et en particulier les élèves de nos écoles, comptent sur notre intervention pastorale ; voilà pourquoi nous venons auprès des personnes de bonne volonté pouvant à leur tour soutenir ces personnes touchées par ces catastrophes naturelles.